Dans une chanson sur la guerre 14/18, Marc Ogeret écrit « si je reviens vers toi fidèle, mais sans âme, m’aimeras-tu ? ».
Comment peut-il être fidèle, aimer et ne pas avoir d’âme ?
Et elle, sa réponse n’est-elle pas évidente ; comment aimer un être sans âme, c’est-à-dire un monstre ?
Voici ma réponse …
Dans un coin des Vosges, depuis sa plus tendre enfance, il aime Dolorès. Avec elle, il a rencontré l’amour, le vrai, du plaisir de se tenir par la main quand on est bébé à des caresses beaucoup plus osées à l’adolescence. Hélas, au lycée, elle est mariée contre sa volonté à un vieux de quinze ans son aîné au Portugal.
Loin d’elle, loin de son Immortelle, il va continuer à vivre, découvrir la sexualité qui, sans elle, sera pornographie.
Plus tard, notable dans son village natal, entouré de ses amis chasseurs, Hubert, Matthieu et Clément, il bascule avec eux dans l’horreur en enlevant une fille et en la réduisant en esclavage.
Pas vu, pas pris.
Enivrés par leur succès, ses compagnons lui offrent, en cadeau d’anniversaire, une Dolorès, attachée, rendue docile, prête à être consommée…
Leur amour triomphera-t-il de cette épreuve ?
Si je reviens vers toi, fidèle, mais devenu un monstre, m’aimeras-tu ?

